A la veille du début du mouvement de grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, Ségolène Royal a accusé, lundi 12 novembre, Nicolas Sarkozy d'avoir dégradé le climat social.
"Bien sûr qu'il faut réformer le système des retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire – et ce que fait malheureusement le gouvernement – c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle sur France-Inter. "Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond", a-t-elle ajouté à l'adresse du chef de l'Etat. Selon elle, Niclas Sarkozy"se dit que le mouvement de grève est impopulaire, il se dit que les régimes spéciaux sont impopulaires, alors on peut aller à l'affrontement". "C'est lui qui a dégradé le climat social, parce que les premières décisions qu'il a prises sont celles qui ont avantagé les hauts revenus", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes, citant le "paquet fiscal", qui"a donné 250 000 euros aux mille Français les plus aisés, ce qui fait un SMIC par jour", et le "triplement" du salaire de Nicolas Sarkozy.
"TROUVER UNE SOLUTION DIGNE POUR TOUT LE MONDE"
"Il y a une inquiétude profonde des Français, une hausse des prix, un sentiment de déclassement, des mouvements sociaux qui se préparent, des universités qui commencent à être bloquées. Est-ce là la France nouvelle que Nicolas Sarkozy nous promettait ?, s'est-elle interrogée. Nicolas Sarkozy nous avait promis un choc de croissance, aujourd'hui nous avons un choc de défiance."
Alors qu'on lui demandait si elle soutenait le mouvement de grève, elle a dit appuyer "la demande des organisations syndicales de s'asseoir autour d'une table de façon tripartite avec les entreprises, avec les salariés et avec l'Etat, pour trouver une solution digne pour tout le monde". Le ministre du travail, Xavier Bertrand, a refusé samedi d'organiser une telle réunion, demandée par la CGT, renvoyant le syndicat vers les négociations d'entreprises.
Ségolène Royal, qui s'était peu exprimée depuis la rentrée, n'a pas dévoilé ses ambitions au sein du Parti socialiste, estimant qu'il est trop tôt notamment pour décider de briguer la direction du parti. "Les Français estiment que les socialistes parlent trop entre eux et je ne veux pas tomber là-dedans", a-t-elle simplement commenté. Elle a aussi souhaité que son parti"se redresse, se fasse davantage entendre", et indiqué que pour sa part, elle travaille "à être prête le moment venu" pour être "utile" à son parti.
"Bien sûr qu'il faut réformer le système des retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire – et ce que fait malheureusement le gouvernement – c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle sur France-Inter. "Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond", a-t-elle ajouté à l'adresse du chef de l'Etat. Selon elle, Niclas Sarkozy"se dit que le mouvement de grève est impopulaire, il se dit que les régimes spéciaux sont impopulaires, alors on peut aller à l'affrontement". "C'est lui qui a dégradé le climat social, parce que les premières décisions qu'il a prises sont celles qui ont avantagé les hauts revenus", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes, citant le "paquet fiscal", qui"a donné 250 000 euros aux mille Français les plus aisés, ce qui fait un SMIC par jour", et le "triplement" du salaire de Nicolas Sarkozy.
"TROUVER UNE SOLUTION DIGNE POUR TOUT LE MONDE"
"Il y a une inquiétude profonde des Français, une hausse des prix, un sentiment de déclassement, des mouvements sociaux qui se préparent, des universités qui commencent à être bloquées. Est-ce là la France nouvelle que Nicolas Sarkozy nous promettait ?, s'est-elle interrogée. Nicolas Sarkozy nous avait promis un choc de croissance, aujourd'hui nous avons un choc de défiance."
Alors qu'on lui demandait si elle soutenait le mouvement de grève, elle a dit appuyer "la demande des organisations syndicales de s'asseoir autour d'une table de façon tripartite avec les entreprises, avec les salariés et avec l'Etat, pour trouver une solution digne pour tout le monde". Le ministre du travail, Xavier Bertrand, a refusé samedi d'organiser une telle réunion, demandée par la CGT, renvoyant le syndicat vers les négociations d'entreprises.
Ségolène Royal, qui s'était peu exprimée depuis la rentrée, n'a pas dévoilé ses ambitions au sein du Parti socialiste, estimant qu'il est trop tôt notamment pour décider de briguer la direction du parti. "Les Français estiment que les socialistes parlent trop entre eux et je ne veux pas tomber là-dedans", a-t-elle simplement commenté. Elle a aussi souhaité que son parti"se redresse, se fasse davantage entendre", et indiqué que pour sa part, elle travaille "à être prête le moment venu" pour être "utile" à son parti.